Vous pouvez contribuer à la sécurité des personnes et des animaux.

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Lorsqu’un animal est maltraité, les probabilités qu’un des membres de la famille subissent des mauvais traitements, sont élevées.

 

Quel est le lien entre la sécurité des personnes et la sécurité des animaux?
D’après de nombreuses études effectuées récemment au Canada et aux États-Unis, il existe un lien étroit entre les mauvais traitements infligés aux animaux et la violence envers les gens, surtout au sein de la famille. Même si les recherches ont établi une corrélation entre la violence familiale et la violence envers les animaux, les études portent surtout sur les animaux de compagnie. Des études ont révélé un lien entre les mauvais traitements infligés aux animaux d’élevage  et la violence familiale.

 

Quelle est l’ampleur du problème?
Nous savons que la violence familiale est un problème étendu. Aussi, nous savons qu’un grand nombre de personnes au Canada sont propriétaires d’un animal de compagnie. Selon une étude de Statistique Canada, 66 % des foyers ruraux et 44 % des foyers urbains ont indiqué des dépenses de ménages pour animaux de compagnie. Dans bien des foyers, un animal de compagnie est considéré comme un « membre de la famille ».

 

Pourquoi vouloir faire du mal à un animal de compagnie?
Une personne qui inflige des mauvais traitements à l’animal de la famille peut chercher à assurer ou à conserver le pouvoir, le contrôle sur les autres membres de la famille. Pour de nombreuses victimes, un animal de compagnie est peut être leur seule source d’amour inconditionnel. La violence envers un animal peut être utilisée pour effrayer ou punir les autres membres de la famille. Dans les foyers où il existe de la violence, n’importe qui peut être une cible.

 

Pourquoi les personnes victimes de violence ne partent simplement pas
avec leurs animaux de compagnie?
Souvent, le partenaire refuse qu’elle emmène l’animal – même s’il menace de lui faire du mal ou de le tuer, si elle part. Voici quelques autres raisons pour lesquelles une personne qui part ne peut pas assurer la sécurité d’un animal :

 

• Il n’y a aucun endroit où emmener l’animal de compagnie pendant quelques semaines – aucun « lieu sécuritaire ».
• Les maisons de transition ne peuvent pas héberger les animaux de compagnie pour des raisons d’allergies, de salubrité et de sécurité.
• Les animaux de compagnie ne sont peut-être pas acceptés dans les hôtels.
• Les animaux de compagnie ne sont peut-être pas acceptés dans les appartements.
• La personne n’a pas d’argent pour confier son animal à un service de garde.
• L’animal de compagnie n’a pas été vacciné et la personne n’a pas les moyens de consulter un vétérinaire.
• Le dossier de l’animal n’est pas disponible.
• Un gros animal ou des animaux d’élevage comme un cheval, une chèvre et un poulet subissent de mauvais traitements, eux aussi.
• La police ne retirera pas l’animal du foyer car le partenaire soutient qu’il lui appartient. La police n’intervient pas dans les conflits de bien.
• Elle a peur de représailles. Aussi, elle craint que de mauvais traitements soient infligés à son animal de compagnie si elle part.

 

Saviez-vous?
Une étude récente sur le lien entre les mauvais traitements infligés aux animaux de compagnie et d’élevage et la violence familiale au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard a révélé ce qui suit :


• 70 % des maisonnées visées par l’étude possédaient un animal de compagnie ou d’élevage;
• 57 % des maisonnées ayant des animaux de compagnie avaient des enfants et 24 % des enfants étaient au courant de la violence envers les animaux;
• 45 % des femmes visées par l’étude ont indiqué que leur partenaire menaçait délibérément de maltraiter leurs animaux de compagnie ou d’élevage;
• De ce nombre, 41 % ont mentionné que leur partenaire a délibérément blessé ou tué l’animal de compagnie;
• 27 % des femmes qui ont des animaux de compagnie ont indiqué qu’elles hésitaient à demander à l’aide car elle craignait que leur partenaire fasse du mal à leur animal.

 

Les mauvais traitements infligés aux animaux sont il toujours un signe que les  gens aussi sont victimes de violence?
D’après les recherches, lorsqu’une personne a un comportement violent envers un animal, il peut y avoir un problème au sein de la famille. Les nombreux outils d’évaluation de risques bien connus pour déterminer si les victimes de violence familiale pourraient subir d’autres préjudices, posent des questions sur les mauvais traitements infligés aux animaux de compagnie. Dans les foyers, où il existe de la violence et où les animaux de compagnie sont brutalisés, le risque semble plus grand pour que d’autres personnes, comme par exemple, un conjoint, un enfant, une personne âgée ou une personne handicapée subissent de mauvais traitements. Même si elles ne le sont pas, n’oubliez pas que la violence envers un animal est un crime en soi. Signaler les mauvais traitements infligés aux animaux à la SPCA, à un agent de protection des animaux ou au service de police. Le numéro de téléphone se trouve dans les Pages Jaunes sous Animaux-Protection-Refuges.
 

 

Documents

Étude des liens entre les armes à feu, la violence familiale et la violence envers les animaux
La présente étude, financée par le Centre des armes à feu Canada, se penche sur la violence familiale, les armes à feu et la violence envers les animaux familiers dans un contexte rural où les armes à feu sont perçues de façon positive
Exec_Summary_Exploring_the_Links_FR.pdf
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Bourreaux d'animaux et bourreaux d'humains: partenaires dans le crime
Document pour les officiers, les avocats, les procureurs et les juges
AnimalAbuseHumanAbuse.pdf
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  Que peut-on faire pour aider à protéger les animaux et les gens?

Document avec les conseils pour aider les animaux et les gens.
SFSC_You_Can_Help_Protect_the_Safety_Fac
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Selon l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, il existe un lien entre la violence faite aux animaux et celle faite aux humains.

Photo: David Boily, Archives La Presse

Louise Leduc
La Presse

Après les drogues, les explosifs et certaines maladies, voilà que les animaux pourraient par la bande aider à dépister des cas de violence conjugale. Parce que si le chien est battu, il y a risque que sa maîtresse et les enfants le soient aussi.

 

C'est ce que rappelle l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec qui, dans une publication récente, consacre tout un dossier à la violence en établissant un lien très clair entre celle faite aux animaux et celle faite aux humains.

Les données sont troublantes. Selon un sondage réalisé en 2000 par la SPCA ontarienne auprès de 111 victimes de violence familiale qui se trouvaient dans un refuge pour femmes battues, l'animal domestique avait aussi été menacé, maltraité ou tué dans la moitié des cas. Par ailleurs, pas moins de 43% de ces personnes avaient tardé à quitter la maison parce qu'elles étaient inquiètes de laisser leur animal derrière elles.

 

Un autre sondage réalisé il y a une dizaine d'années auprès de 100 femmes dans des refuges pour femmes battues de Calgary a par ailleurs révélé que 56% des animaux de ces femmes avaient aussi été menacés, blessés ou tués. Le quart d'entre elles disaient aussi avoir retardé leur départ de la maison par souci du bien-être de leur animal de compagnie.

 

Au Québec, «de nombreuses femmes vont retarder leur départ de leur milieu et le moment où elles porteront plainte par crainte de ce qui pourrait arriver à leur animal, dit le Dr Joël Bergeron, président de l'Ordre des médecins vétérinaires. L'animal devient un outil de chantage, de marchandage, de manipulation, et ce, tant envers la conjointe qu'envers les enfants.»

Comme l'écrit Debbie Stoewen, doctorante en médecine vétérinaire, cela n'est pas surprenant dans la mesure où la grande majorité des familles considèrent leur animal comme un membre à part entière du noyau familial. Aussi incite-t-elle les vétérinaires québécois à participer au programme canadien SafePet. Par ce programme, les vétérinaires, en lien avec les refuges pour femmes, offrent un foyer temporaire et des soins aux animaux de compagnie des femmes désireuses de quitter un conjoint violent. L'idée du programme: contourner un obstacle important en offrant la «tranquillité d'esprit» aux femmes et en les assurant «que chaque membre de la famille sera en sécurité, y compris les animaux favoris».

Ruth Pilote, agente de planification, de programmation et de recherche à l'Institut national de santé publique du Québec, rappelle pour sa part dans le journal de l'Ordre des médecins vétérinaires que ces professionnels mis au courant de violence conjugale se doivent «d'assurer la sécurité des personnes et des animaux» et «de faire un signalement à la DPJ en toute confidentialité s'il y a des enfants dans le ménage».

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201107/12/01-4417070-un-lien-tres-clair-entre-la-maltraitance-des-animaux-et-la-violence-familiale.php

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